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Transitions

Publié le par ossaum

Mes ressentis sur deux moments à Strasbourg
 
Peut-être vas-Tu être un peu surpris de ce que Je choisis…Il y a beaucoup à dire, à écrire, à décrire sur ces 48h passées ensemble. Mais Je choisis ça :
 
Arrivée à Strasbourg vers midi et demi. Train un peu en avance. Oui, ça existe…sourire.
Je Me suis levée tôt, Je voulais avoir le temps de prendre Mon temps.
Longue douche, p’tti déj, vérification des sacs, dépose du chien, balade jusqu’à la gare. Dans les temps. Je ne vois pas passer le temps dans le train. Comme dans Ma vie en ce moment, finalement. Où vont toutes ces minutes que Je n’arrive pas à saisir ?
 
Je t’attendais en voiture, Tu arrives à pied, derrière Moi. Tu es beau : veste noire, jean bleu, T-shirt noir, barbe poivre et sel. Peu de mots échangés. Peu de gestes. Nos doigts liés. On rejoint Ta voiture,parking, trajet vers l’appartement. 
Je Me sens toute petite. Je Me sens en-deçà. 
Je suis en jean, baskets de fille, T-shirt simple, pull simple, maquillage ..simple….Ma tenue, simple, de tous les jours.
Tu M’avais bien donné quelques instructions : jean, lingerie…mais Je n’ai pas adapté le reste. J’ai l’impression d’une déception quelque part. Ma déception. J’aimerais que Tu aies la sincérité de Me dire la Tienne, si, avec le recul, Tu as eu cette pensée…
Pourquoi Je n’ai pas poussé un peu plus loin ma façon de M'apprêter ? 
De l’épuisement 
Le fait de prendre le train, lieu public, seule au milieu d’autres 
Vouloir passer inaperçue 
Pas l’envie de Me montrer là autrement, pas le courage
Un mélange de tout ça. En fait Je ne sais pas. Je n’ai même pas pensé à être jolie dans ce moment que J’identifiais plus comme Mon arrivée en train, que Nos retrouvailles. Je Me stupéfie parfois. Où est Mon cerveau parfois ? J’y reviendrai à un autre moment.
Appartement, Tu Me déshabilles, posage, seule quelques minutes. Esprit posé. 
Chrysalide à déployer. 
C’est bon, Je suis là, avec Toi. Le week-end peut commencer. 
 

 
Deuxième moment
Autre moment de transition.
Samedi matin.
Très peu dormi. Pas de pensées noires ou désagréables. Juste un cerveau qui reste en veille et ne veut pas lâcher prise. Et un ventre qui ne veut pas se faire oublier. Une lourdeur, une sorte de petite douleur, pas inquiétante, mais que Je n’arrive pas vraiment à localiser.
Tu Te réveilles. On rit de Ta difficulté à T’endormir (ndlr : Tu as trouvé un bon moyen finalement, et loin de Moi l’idée de M’en plaindre). Tu Me taquines un peu là dessus. 
(Et là, un truc complétement hors sujet Me vient à l’instant : finalement Mon “manque de second degré”...est-ce que ça ne viendrait pas du fait surtout de Mon manque de confiance en Moi…encore un truc sur lequel il faudra que Je revienne plus tard).
 
Rapidement, dans ces instants,  Je Te sens distant. Déjà la tête ailleurs.Ca Me blesse, un peu, On a déjà tellement peu de temps (physiquement) ensemble. Des émotions pas chouettes commencent à monter. Pas sûre que Tu les aies vues. Je respire, Je souffle. Ne commence pas à faire ça. Ne gâche pas ces dernières heures.
Heures de transition, délicates, mais nécessaires pour retourner vers le reste de nos vies. 
Je le comprends parfaitement que Tu sois déjà un peu plus loin. Car finalement, Mon ventre n’est-il pas le reflet de la même chose pour Moi ?...Je suis déjà dans la séparation, dans le retour au reste de Ma vie.
J’aurais juste eu besoin, aimé, un peu plus de tendresse à ce moment-là. Il faut que J’accepte que chacun donne ce qu’il peut.

 

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